Fusion pour le monde

Un regard sur l’immigration

Voici un sujet qui me tient à cœur, « migration, immigration et refuge » même s’il est vrai que c’est un sujet long et très profond à expliquer, je voulais juste commencer par….

Des notions qui valent la peine d’être différenciées ; migration, immigration et refuge, c’est sûrement quelque chose que nous avons vu à l’école, mais il est très probable que nous les avons déjà oubliées. 

Migration : déplacement d’individus ou de populations d’un pays à un autre ou d’une région à une autre, pour des raisons économiques, politiques ou culturelles. Cela peut être volontaire ou forcé;

Immigration : l’entrée et l’installation dans un autre pays. L’immigration désigne donc l’entrée, dans un pays ou une aire géographique donnée, de personnes étrangères qui y viennent pour un long séjour ou pour s’y installer;

Refuge : lieu où l’on se met en sûreté. Alors, un réfugié est une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence habituelle, qui craint avec raison d’être persécutée du fait de son appartenance communautaire, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques et qui ne peut ou ne veut se réclamer de la protection de ce pays ou y retourner en raison de la crainte. Les personnes essayant d’obtenir le statut de réfugié sont appelées demandeurs d’asile.

En gardant ces notions claires dans notre mémoire, nous pouvons alors voir certaines caractéristiques des immigrants lorsqu’ils entrent en contact avec une culture différente de la leur : peur, insécurité, anxiété, désorientation, confusion, frustration, deuil, dépression, etc. Tout cela est lié à la perte de la capacité à effectuer des interactions sociales.

Dans le cas de ceux d’entre nous qui ont immigré au Canada, nous devons nous adapter à des conditions linguistiques, économiques, socioculturelles et même climatiques différentes de celles de notre pays d’origine.

Non, ce n’est pas la même chose d’être en vacances que de quitter son pays pour de meilleures opportunités, pour étudier, pour travailler ou pour la protection.

Mais, mon propos ici n’est pas de me plaindre, pas du tout. Personnellement, je suis très reconnaissante à Dieu de m’avoir permis non seulement de vivre au Canada, mais aussi d’avoir eu l’opportunité de vivre au Texas, aux États-Unis.

Deux expériences migratoires différentes qui ont enrichies ma vie, dans lesquelles j’ai grandi en tant qu’être humain et dans lesquelles ma foi a été testée et mon caractère s’est formé.

Dans mon cas, arriver au Canada en tant que réfugiée a été une expérience de foi et d’incertitude en même temps. D’une part, je m’accrochais à la promesse que Dieu m’avait donnée avant de quitter mon pays et, d’autre part, je vivais la réalité de l’attente.

Sentir que vous n’appartenez à nulle part, que vous ne pouvez rien commencer parce qu’il n’y a rien de sûr, savoir qu’on ne peut rien faire, mais qu’en même temps, il faut faire quelque chose, c’est très contradictoire. Lorsqu’est enfin arrivé le grand jour que j’avais tant attendu, dans lequel Dieu m’a permis d’obtenir la liberté de vivre dans le pays qui m’était destiné, une autre réalité s’est installée. Alors la meilleure chose pour moi était de ne pas me séparer de Dieu. 

Oui, c’est un nouveau départ, c’est repartir de zéro, c’est comme naître de nouveau.

Bien que quitter mon pays n’ait pas été facile, l’espoir de ces promesses ont été un grand allié pour moi. Oui, il m’a fallu du temps pour apprendre la langue et pour reprendre confiance en moi. Petit à petit, j’apprends à mieux communiquer et à connaître la culture en découvrant nos similitudes et nos différences. Uffff… 

Saviez-vous que les gens migrent plus que jamais? Et bien… Oui! Le Canada est une destination sûre et accueillante pour les immigrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile. Il y a un grand nombre de personnes à la recherche d’une meilleure vie au Canada. En 2019, notre pays a accueilli plus de 341 000 résidents permanents, dont 30 000 réfugiés. De plus, 402 000 permis d’études et 404 000 permis de travail temporaires ont également été délivrés. 

Il est vrai que le Canada fournit un certain nombre de services de soutien aux nouveaux arrivants et qu’il existe des organismes communautaires où les immigrants peuvent trouver des orientations pour une meilleure intégration dans la société d’accueil. Malgré tout cela, l’intégration peut prendre des années… Il y a quelque chose de plus que ce dont ils ont besoin. Ce quelque chose est Jésus-Christ et l’espérance de l’Évangile. Mais oui… Ils ont besoin de notre prière et de notre action en tant qu’église.

Le Canada est un pays d’accueil! Alors, ce grand déplacement de personnes vers notre pays exige une église formée et alerte sur les opportunités d’évangélisation et doit être un exemple de tolérance et de solutions pour les hommes et les femmes que Dieu amène de l’extérieur pour accomplir une mission ici.

Et qu’en est-il de l’église?

Comment accueillons-nous les étrangers? Comment recevons-nous ces migrants que Dieu permet d’entrer dans notre pays, notre province, notre ville? Quelle est notre implication par rapport à ce sujet ?

Lorsqu’une personne traverse des moments de crise, elle a besoin d’une aide immédiate et de s’accrocher à quelque chose qui l’aidera à garder ses espoirs vivants. Pour beaucoup, c’est un temps d’ouverture spirituelle. 

Celle-ci, c’est une réalité à laquelle l’église ne peut pas être inconsciente. Souvenons-nous toujours que notre mission est ici et maintenant, elle est ici et dehors, elle est dans le temps et hors du temps. Notre mission est d’être le corps du Christ qui va là où il le dirige.

De plus, la migration représente un triple défi pour les chrétiens avec la pensée missionnaire. Le défi de la compassion et la sensibilité pour ce à quoi ils sont confrontés.

Je termine mon texte par ce passage biblique Apocalypse 7 :9-10

9 Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. 10 Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’agneau.

Écrit par Liliana Salgado - Responsable Fusion pour le monde