Fusion pour le monde

La mission : servir de tout coeur 

Il y a dix jours, j’ai perdu une amie chère à cause du COVID-19.

J’ai rencontré Becca ma première année en Bolivie. C’était une Américaine enthousiaste, extravertie contrairement à mon caractère un peu plus introverti. Elle aimait Jésus plus que tout autre chose et cela rayonnait d’elle. Elle n’était pas parfaite, mais elle tournait toujours les yeux vers Jésus quand elle péchait, demandant pardon et le poursuivant une fois de plus.

J’avais autre chose de prévu pour ce premier post « mission Fusion » de l’année. Mais sa mort à 40 ans m’a arrêtée dans mon élan et m’a amenée à me demander ce que signifie être missionnaire.

Becca n’a été « missionnaire » que pendant trois ans en Bolivie.  Après, elle est retournée aux États-Unis et a recommencé à enseigner. Après quelques années, elle a quitté l’enseignement pour devenir directrice d’un programme axé sur l’évangélisation des enfants. Personne ne l’a appelée missionnaire quand elle est revenue aux États, mais elle faisait le même travail qu’à l’étranger. Elle aimait son prochain, parlait souvent de Jésus, et faisait de son mieux pour vivre une vie qui glorifiait Dieu.

Ici, à l’Église Fusion, notre désir est que nous tous qui suivons Jésus tendons la main aux autres, à la fois localement et mondialement. Nous devons tendre la main avec nos actions, nos paroles, notre argent, nos attitudes, notre service, notre temps et nos relations. La mission n’est pas seulement quelque chose que quelques chrétiens font en déménageant dans un autre pays et en aidant les orphelins et les veuves. Oui, c’est important, et je ne veux pas diminuer cela. Mais la mission est quelque chose à laquelle CHAQUE chrétien est appelé. Où que tu sois. Quoi que vous ayez.

1 Pierre 3 :15-16 dit : « Soyez toujours prêts à défendre l’espérance qui est en vous, devant tous ceux qui vous en demandent raison, mais faites-le avec douceur et respect, en gardant une bonne conscience, afin que là même où ils vous calomnient comme si vous faisiez le mal, ceux qui critiquent votre bonne conduite en Christ soient couverts de honte. »

Ne mâchons pas nos mots. C’est dur. Notre culture au Québec n’est pas propice à l’Évangile. Si nous parlons, il y aura un coût. Mais quand j’irai au ciel, je veux pouvoir dire à Jésus qu’il était plus important pour moi que mon confort ou mon statut ici sur Terre.

  

Mon amie est morte après avoir activement servi Dieu pendant seulement 20 ans. Pourtant, des centaines de personnes racontent comment elle les a présentés à Jésus ou les a aidés à approfondir leur foi. C’est une mission qui compte ! Et c’est celle qui est disponible pour nous tous.

Écrit par Julie Pinard - Comité Fusion pour le monde