L’Éternel t’ouvrira son bon trésor, le ciel, pour envoyer à ton pays la pluie en son temps et pour bénir tout le travail de tes mains ; tu prêteras à beaucoup de nations, et tu n’emprunteras point. (Deutéronome 28.12)
Le riche domine sur les pauvres, Et celui qui emprunte est l’esclave de celui qui prête. (Proverbes 22.7)

À l’époque où Dieu adresse cette parole à Israël dans le Deutéronome, la bénédiction divine pour son peuple se dicte entre autres en termes de position de force pour la capacité de prêter et non d’avoir besoin d’emprunter. Dieu ne dit pas qu’emprunter est un péché, il dit simplement que ça nous met dans une position de faiblesse et de vulnérabilité vis-à-vis d’un prêteur (Proverbes 22.7, 26,27).

Selon l’Institut de la statistique du Québec, en 2012, le taux d’endettement des familles était de plus de 160%. Les dettes moyennes des ménages liées à la consommation (sans les dettes hypothécaires) s’élèvent à 45%. C’est près de la moitié des revenus disponibles !

À l’époque de mes grands-parents, emprunter était une honte. Les gens étaient fiers de payer comptant après avoir économisé assidument. Andy Stanley rappelle que : « ce sont les pauvres qui ont besoin d’emprunter, pas les riches », mais cette pensée est désormais révolue. Par ailleurs, consommer à crédit témoigne de notre impatience d’avoir un bien (Proverbes 19.2). Rappelons-nous aussi ces mots de Benjamin Franklin : « Si vous achetez ce qui est superflu, vous vendrez bientôt ce qui est nécessaire » (Cp. Hébreux 13.5). Nous avons encore besoin d’apprendre le contentement et à être reconnaissant pour ce que l’on a aujourd’hui.

Je veux vous encourager à vous libérer aussi vite que possible de l’esclavage de la dette (Proverbes 6.1-5).  Réalisons que ne pas emprunter d’argent, c’est emprunter le chemin de la liberté financière ! L’antidote aux dettes, c’est d’être anti-dette. Cette conviction nous garde en position de force pour donner généreusement et vivre libérés des dettes.

Soyons reconnaissants que Christ ait payé la dette de nos péchés, car celle-ci était impossible à rembourser !

Bonne semaine!

Pasteur David Naud